bâche d'herbe sèche

Création de bâche sèche d’herbe

Compte rendu rencontre Colibis79

Fabrication de bâche bio dégradable :


Bertrand : s’appuie sur la lecture du « guide du nouveau jardinage » de Dominique Soltner.
Bertrand souhaite réellement s’investir dans ce projet dans un esprit de partage et de gratuité.
La démarche a 3 points positifs importants :

  • efficacité
  • convivialité : on fabrique ensemble…
  • écologie: pas de microplastiques dans les sols comme avec les bâches en plastique.

Il existe un produit semblable chez Nortene. Mais la bâche expérimentale de Bertrand
montre une bien meilleure opacité à la lumière, donc plus efficace contre la germination des
graines (et plus conviviale !).

Fabrication à partir de tonte de pelouse

On fait une « soupe » d’herbe tondue (on peut aussi faire fermenter l’herbe). Les fibres ne
doivent pas être trop courtes : donc pas de tonte de golf.
On passe cette soupe dans un cadre pour l’égoutter puis dans une machine à axes sur 3
niveaux, comme un tapis et avec un système, à la fin, de rouleau compresseur/essorage.
Le principe de la machine a été utilisé par les Révolutionnaires pour fabriquer des assignats
(en pâte à papier, pas en pâte à pelouse…).


Bertrand présente un prototype de la machine en cours de construction et un carré de bâche
d’environ 20 cm de côté.
Pour créer 1 m2 de bâche il faut 500 gr d’herbe sèche. Où trouver l’herbe ?
Collecte des tontes à la CAN de Niort. Mais il faudra les faire livrer…
De la machine sortent des rouleaux qu’il faut ensuite finir de sécher sur des fils à linge genre
séchoir à tabac.
Bertrand cherche un lieu assez vaste pour pouvoir continuer.
Anne Marie propose son école pour poursuivre la recherche, mais pas pour devenir une
fabrique industrielle ! Le local a un sol ciment et peut être aéré.
2 recettes pour la soupe d’herbe : la cuire ou la laisser fermenter.
La fermentation serait préférable mais encore faut-il savoir quand l’arrêter : avant
dégradation complète.
La mise en œuvre demande des bacs : M. France connaît quelqu’un qui a des cuves.
Il faudra s’organiser pour aller les chercher.


Beaucoup de questions sans réponse encore :

  • Quel est le temps de préparation ?
  • Quel est le rendement à la journée ?
  • Quelle taille pour la machine ?

Bertrand hésite entre 75 et 80 cm de largeur de bâche : doit couvrir une planche de permaculture.
Il se donne comme objectif : la production d’un ha de bâche par an.
Donc entre 100 et 200 jours de travail/an.
A savoir : la longueur des fibres détermine la solidité de la bâche.
Dégradation prévisible après un an.


Ne peut être utilisée par des maraîchers qui voudraient faire 2 cultures/an sur une planche.
Bertrand espère aussi une médiation possible en direction des écoles : a déjà une expérience
avec des jeunes de son quartier.
Prévoir des bénévoles pour les interventions et voir avec les associations d’insertion pour
récupérer les tontes.
Pour le châssis de la machine : peut-être à partir de palettes récupérées, Il faut aussi tapis axes, essieux : à voir.